Claudia Chan

pianist

chinese-canadian, cologne-based contemporary classical pianist

Claudia garners praise for performance at Festival 'Pianos, pianos' at Bouffes du Nord in Paris

Discrète, presque effacée quand elle s’éloigne de son instrument, la pianiste sino-canadienne ne joue pourtant pas les bêtes de foire. Elle ne pousse aucun grognement, ne secoue pas sa crinière au-dessus du clavier, ne prend pas son tabouret pour une balançoire. Concentrée sur la justesse du geste, elle transforme ses intentions en jeu direct et sûr, avec une force qui est avant tout intérieure. Cela produit un piano puissant mais extrêmement soigné, avec une rare méticulosité d’articulation. Le virevoltant mouvement perpétuel des « Caténaires », deuxième des Two thoughts about the piano d’Elliott Carter, en sera la preuve la plus éclatante. À moins que ce ne soit Evryali, brillante conclusion de la soirée : jonchée d’accords martelés d’un bout à l’autre du clavier, cette pièce de Iannis Xenakis paraît auréolée d’une clarté inattendue. Au lieu d’aller droit à l’effet exigé quitte à malmener les notes, Chan se charge de tout : l’esprit et la lettre. Il est question de parachever l’ouvrage au disque ; on attend le résultat avec impatience.

- Tristan Labouret, bachtrack

L’acmé restera de toute évidence Evryali de Iannis Xenakis, oeuvre semée d’obstacles techniques. Un sommet gravi avec succès par Claudia Chan qui a su donner une véritable cohérence à cette pièce, dépassant ce qui aurait pu devenir une froide démonstration pianistique. Alors que chez Chopin la virtuosité trouve refuge dans les détails, chez Xenakis elle pousse l’interprète à chercher ses propres solutions pour servir un langage conceptuel, non étudié pour le piano, voire injouable !

Comme un oiseau déploierait ses ailes, les bras de la pianiste embrassent toute la largeur du clavier, ses doigts projetant sans aucun répit une salve d’accords hypnotisante. Sitôt les dernières notes envolées, nous reprenons conscience, encore subjugués par tant d’assurance dans la conduite du discours. Une vision de l’oeuvre s’approchant sans nul doute de la “vérité immédiate, rare, énorme et parfaite” recherchée par le compositeur…

- Julien Bordas, Classicagenda

A full review of the performance featured on Bachtrack here and on Classicagenda here.

background image by günter ludwig

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